Le massif du Mont Blanc et Chamonix
AccueilPhotosDocuments anciensRandonnéeAnnuaire de sitesBlog sur le massif du Mont-BlancContact / à propos

27 avril 2010

Cumul de chutes de neige à Chamonix

Filed under: Glaciers et climat — Michel @ 9 h 16 min

Le cumul de chutes de neige à Chamonix depuis 1960 montre bien la tendance régulière à la baisse, malgré des fluctuations et des hivers hors normes.

23 avril 2010

Le glacier des Bossons

Filed under: Glaciers et climat — Michel @ 10 h 24 min

L’été 2009 (au sens large, période d’ablation) a été particulièrement désastreux pour la langue terminale du glacier des Bossons.
Si l’été 2010 s’avérait aussi long et aussi chaud, il y a un risque réel que le bout de cette langue terminale disparaisse tant il est fin et étroit.
Le poids de la partie du dessus risque bien de faire exploser ce qu’il reste de cette langue terminale.
Il faut espérer un été plus frais ou humide pour que cela ne se produise pas, car ce glacier répond très vite aux fluctuations climatiques.

Glacier des Bossons

Mon site :  http://www.glaciers-climat.fr

Climatologie du Pays du Mont Blanc

Filed under: Glaciers et climat — Michel @ 10 h 13 min

Le climat du massif du Mont Blanc.

C’est un climat continental typique avec un maximum de précipitations bien marqué en juillet-août et un minimum en janvier-février.

Pour un gradient annuel moyen de 0°5/100 m, l’isotherme annuel de 0° se situe vers 2 300 m. A cette altitude, 5 mois ont des moyennes négatives et reçoivent la presque totalité de leurs précipitations en neige, mais juillet-août ont encore des moyennes de près de 9°. Ce n’est qu’à 3 000 m que les fortes précipitations d’automne et de printemps tombent essentiellement sous forme de neige ; à 3 800 m, juillet a une moyenne de 0°. Ce n’est qu’à cette altitude que la totalité des précipitations tombe en neige.

A première vue, ces conditions climatiques ne sont pas extrêmement favorables aux glaciers. C’est l’existence de vastes zones au-dessus de 3 000 m qui explique pratiquement seule leur étendue.

La situation du Mont Blanc n’est favorable aux glaciers qu’en altitude, et encore les vastes surfaces d’accumulation au-dessus de 2 800 m sont-elles réduites par l’aération du massif.

Dans la vallée, les chaleurs d’été sont trop fortes : les maximums dépassent 30° presque chaque année. A midi en juillet, il fait plus chaud à Chamonix qu’à Monaco.
La moyenne de Chamonix, réduite au niveau de la mer (12° 05), en fait une région chaude malgré la latitude : les moyennes à 1 000 ou 2 000 m s’en ressentent.
Le rythme continental des précipitations n’est pas non plus très favorable aux glaciers.

Le laboratoire de glaciologie du C.N.R.S. (les Cosmiques) est situé à 3 600 m d’altitude au pied du Mont Blanc du Tacul. Pratiquement à cette altitude toutes les précipitations tombent sous forme de neige ou de pluie gelée.
Généralement la seule fonte notable des neiges à cette altitude, la seule ablation, se situe au voisinage du solstice d’été entre le 15 juin et le 15 juillet. L’eau de fonte s’infiltre en profondeur où elle regèle. Par année froide et humide, l’ablation est presque nulle.

D’après nos observations en juillet 1961, il est tombé du 1*’ au 16 juillet 65 cm de neige équivalant à 162 mm d’eau. Pour l’ensemble du mois de juillet, il est tombé sous forme de neige l’équivalent de plus de 200 mm, et peut-être 250 mm d’eau.

Dans la zone sommitale du Mont Blanc, durant ce même mois, on a enregistré des chutes de neige énormes (comme celles qui paralysèrent la cordée Bonatti au Freney, versant italien). D’après nos observations, on peut estimer alors raisonnablement à plus de 4 mètres de neige fraîche (400 mm en eau) les chutes de juillet au-dessus de 4 000 m.

A partir de 1960, l’excédent d’enneigement devient considérable. Il neige à Chamonix (1 000 m) jusqu’au 24 avril.

Le 1er mai l’enneigement moyen est plus du double de la normale. Juillet 1960, au Tour, fut un des plus froids depuis 50 ans : la moyenne trimestrielle juillet-septembre fut de 11°8.[/b] « L’été 1960 a été exceptionnel, la glace vive n’apparaissant que fin juillet et les premières chutes de neige apparaissant début septembre » (L. Lliboutry).

Le relevé des altitudes de la haute surface de la Vallée Blanche fait par cet auteur montre qu’en 1960 le névé avait retrouvé les mêmes altitudes que lors des mesures de J. Vallot en 1911 (période de crue relative). En 1961, les cotes avaient monté en moyenne de 26 cm. Pour l’hiver 1960-61 : « Dès fin octobre la neige s’installa au-dessus de 2 000 m en haute montagne, le maximum d’enneigement fut plus fort et plus tardif que d’habitude… la fonte ne progressa que lentement et ce ne fût qu’à partir du 24 août qu’elle fut réellement active… c’est le mois de septembre qui fut le plus chaud de l’année, ce qui ne s’était jamais produit. »

L’hiver 1961-62 fut exceptionnellement long. Le mois de mai 1962, par exemple, eut des froids inconnus depuis un siècle. A la mi-mai la neige tombait encore à gros flocons dans toutes les Alpes du Nord jusqu’à 1 800 m. La température moyenne de juin fut également de 2°1 inférieure à la normale. Les minimums absolus du mois ont aussi dépassé de 2° les précédents records. De grosses chutes de neige ont encore lieu à moins de 2 000 m jusque vers le 20 juin.

Le mois de juillet reste froid et neigeux en montagne. Seulement août et septembre seront beaux et assez secs. Octobre est déjà très froid. En décembre 1962, l’enneigement est exceptionnel.

Sources : Jean Corbel. Revue de géographie alpine.

Mon site : http://www.glaciers-climat.fr

Anomalies thermiques (pour la France)

Filed under: Glaciers et climat — Michel @ 10 h 08 min

Voici l’anomalie thermique de 2009 (pour la France) qui explique le fort recul glaciaire, qui s’est encore accéléré.
Graphique de « TreizeVents » (responsable technique d’Infoclimat), maintenant également associé à mon site, sous le pseudo de « Treize ».

Anomalie 2009

Mon site : http://www.glaciers-climat.fr

Un été 2009 terrible pour nos glaciers

Filed under: Glaciers et climat — Michel @ 9 h 59 min

Mi Août 2009, mort d’un petit glacier aux Grands Montets.

La partie basse, bien visible de Chamonix, est désormais coupée de son alimentation.

S’il y avait eu 6 m de neige en fin d’hiver 2009 au lieu de 3 m, peut être aurait il passé l’été…
Un été qui a commencé très tôt, et pas de neige au printemps, les conséquences sont là.

Illustration de cette fameuse ligne d’équilibre qui remonte inexorablement. Là, l’inertie des glaciers n’a rien à voir, ce sont l’excès de chaleur et l’insuffisance de neige uniquement qui en sont la cause.

Glacier des Grands Montets

Images de nos glaciers

Filed under: Glaciers et climat — Michel @ 9 h 55 min

C’était le mercredi 6 Janvier 2009.
Premières traces dans la Vallée Blanche, au départ de la pointe Helbronner.
L’enneigement en altitude commençait à être bon, 3 m 50 à Bochard 2800 m.
Les glaciers avaient une meilleure allure qu’à l’automne, où après un long été très sec et très chaud, ils avait beaucoup souffert.

Pointe Helbronner

Powered by WordPress