En haute montagne, le dĂ©gel du permafrost en profondeur provoque depuis une dizaine d’annĂ©es de grands Ă©boulements de parois rocheuses, tel celui des Drus Ă 2 reprises, ainsi qu’en d’autres secteurs du massif, Ă©galement en Suisse, et sans parler de grandes ruptures de sĂ©racs versant Italien du Mont Blanc menaçant la vallĂ©e en contrebas.
Ruptures glaciaires versant Français aussi, prĂ©figurant des dangers que l’on commence Ă Ă©tudier, car il peut y avoir des dĂ©collements total de glaciers, n’Ă©tant plus soudĂ©s au socle rocheux. Plusieurs glaciers sont ainsi maintenant surveillĂ©s, dont en particulier les sĂ©racs du couloir Cordier Ă la Verte, qui s’ils se dĂ©tachaient massivement pourraient provoquer un dĂ©sastre, Ă©tant au dessus du hors piste des Grands Montets et de l’accès au refuge d’Argentière.
Le sommet du tĂ©lĂ©phĂ©rique de l’aiguille du Midi fait aussi l’objet de sondages rocheux en profondeur, pour suivre l’Ă©volution dangereuse du dĂ©gel profond du permafrost, qui soudait dans la durĂ©e les plaques rocheuses soumises maintenant Ă la gĂ©lifraction, source des Ă©boulements.
Il y a aussi les captages EDF qui demandent de grands et chers travaux pour rĂ©cupĂ©rer les captages sous glaciaires perdus par le recul, sous la Mer de glace et le glacier d’Argentière, qui lui Ă©tant assez bas peut voir en quelques dĂ©cennies cette ressource en eau compromise.
D’autre part des lacs proglaciaires naissent, sans parler des poches d’eau intĂ©rieures non visibles et potentiellement dangereuses.
Des voies d’escalades sont abandonnĂ©es car plus frĂ©quentables par les alpinistes, trop dangereuses, tels certains couloirs de l’aiguille Verte qui deviennent rocheux alors qu’ils Ă©taient glaciaires.
Dans les annĂ©es 1950/70, les grands drames de la montagne Ă©taient dus aux sĂ©vères pĂ©riodes de tempĂŞte d’Ă©tĂ© avec neige et froid. On ne voit plus guère cela, remplacĂ© par les chutes de pierres de plus en plus redoutables et qui font bien des victimes.
La Verte et les séracs du couloir Cordier.
